Influencée par l’impressionnisme, à la limite de l’abstrait et du figuratif, ses toiles sont empreintes d’un certain romantisme et souvent habitées par des personnages quelque peu mélancoliques. Ils sont endimanchés, en compagnie d’un violon, d’un violoncelle, mêlés à des scènes de danse, de carnaval…
Par un style libre mais travaillé, ce peintre s’éloigne du motif pour laisser deviner l’invisible qui se cache derrière ses sujets. Qu’ils soient paysages ou personnages, ils se fondent dans un enchevêtrement graphique et coloré qui donne à chaque tableau un mouvement, une profondeur et une forme d’irréalité.
La vision poétique qui lui est personnelle reflète une belle approche émotionnelle qui ne laisse pas indifférent.
« Au premier regard la couleur s’impose, les rouges finement nuancés s’accordent aux bleus, aux ors animés de lumière. Puis se révèlent dans la gestualité rythmée, des silhouettes dansantes évoquées par la rapidité de la touche. Et l’on est séduit par la grâce de l’écriture, la légèreté de la matière travaillée, grattée et des glacis.
Un ensemble auquel la feuille d’or apporte le raffinement.
Coloriste, Maguy HERAUD-MARGAUX pose les lignes essentielles de ses personnages qui semblent surgis du passé. Elle réinvente la fête, les bals masqués en des explosions joyeuses. L’on se prend à rêver de carnavals, de Venise ou d’ailleurs, à une ambiance de gaieté dans la féérie d‘une palette musicale. Une palette d’où émane la lumière et qui détermine la forme avec la plus grande liberté mais toujours juste . »
Par delà les couleurs
L’imaginaire s’invite.
Des sentiments s’inscrivent en arabesques.
Des jaillissements sans fin éclatent .
Et l’on rêve un instant
Aux étranges migrations du cœur…
Puis le regard s’imprègne de sensualité.
Il nous vient alors l’envie d’être seul…
Désormais tous les matins fauves et bleus
Recoudront la lumière.
Alexandre-Henri Fourrier
Poète nantais
Margaux,
la peinture du mouvement intérieur !
On n’épuise jamais son plaisir d’observation de la couleur qui vous entraîne au cœur de la matière modelée.
On imagine un geste actif qui fait naître et disparaître
Avec Margaux,
On voyage souvent de la peinture à la plastique !
L’espace s’intériorise mais le rayonnement vous touche !
B. MOINARD
Pour MARGAUX,
les GÉNÉRATIONS se SUIVENT
et S’ASSEMBLENT
Dans ses premières toiles, les enfants sont omniprésents. S’agit-il d’une déformation professionnelle ou de la nécessité de "reprendre son art là où elle l’avait laissé" ? Les tableaux suivants représentent des femmes en situation de musique, de danse. La joie ! la fête !...
A ses œuvres, Margaux donne ce mouvement qui va de l’intérieur vers l’extérieur. Les évoquer amène très vite à parler de profondeur de couches successives qui sont autant de vies superposées.
Géologie artistique… Margaux est l’archéologue qui sonde en elle cet enchaînement logique des générations qui l’ont construite et elle le transmet par la peinture…
Cathy DUGAST
Journal du Pays Yonnais
juin 2006
De la démesure des sentiments à la mesure du geste, Margaux « intimise » le mouvement de la vie.
Toutefois, on ne peut pas oublier la transformation de la toile, la sensualité et la grâce du geste, accompagnent la création, l’effleurement s’imprime, les coups de patte touchent, la peinture crée la matière et le volume.
Il faut plus qu’un coup d’œil rapide ! Et la peinture commence à agir tel un point de fuite intérieur vers qui converge le regard pour s’y perdre. Sans y prendre garde, la convivialité d’un instant se transforme et c’est un repli au cœur du tableau qui impose la maturité de l’artiste.
La passion du tissu s’y dévoile et sans disparaître, la matière se met en scène tel un opéra silencieux.
La matérialité laisse deviner la face cachée des lieux et des êtres, impossible de sortir d’une rêverie sans fin qui laisse une impression.
B. Moinard,
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